La désinformation climatique explose

La planète brûle, mais la désinformation climatique, elle, ne connaît pas la canicule.

Après un été marqué par des records de chaleur et une succession de canicules en France, la désinformation climatique a pourtant augmenté. Alors que les médias devraient nous aider à comprendre l’urgence climatique, certains contribuent à brouiller les pistes et à minimiser une réalité qui bouleversera pourtant durablement nos modes de vie.

Les chiffres sont alarmants. Selon un rapport couvrant la période du 5 janvier au 30 juin 2026, 452 cas de mésinformation climatique ont été recensés dans les médias audiovisuels, soit une hausse de 28 % par rapport au premier semestre 2025.

En tête des médias pointés du doigt : CNews, Europe 1 et Sud Radio. Dans 20 % des cas recensés, la désinformation proviendrait de journalistes, dont 70 % sont issus de CNews et d’Europe 1. Le plus sidérant ? La désinformation explose pendant les épisodes de chaleur. Du 25 au 31 mai, 60 cas ont été recensés. Du 22 au 28 juin, ce chiffre dépasse les 80 cas.

Comment expliquer un tel décalage entre l’urgence climatique et le traitement médiatique qui en est fait ?

Surement simplement en soulignant que près de 90 % des médias français sont détenus par des milliardaires. Une question se pose : comment garantir une information indépendante lorsque les intérêts économiques des propriétaires sont en contradiction avec les impératifs écologiques ? Ils n’ont aucune envie de parler du changement climatique qui est en opposition avec leurs intérêts étant donné qu’ils en sont largement responsable car les 0,1% les plus riches polluent plus que les 50% les plus pauvres.

Informer sur le changement climatique, ce n’est pas défendre une idéologie. C’est donner à chacun les moyens de comprendre le monde dans lequel il vit. Face à l’urgence climatique, nous avons besoin d’informations fiables, pas de désinformation. 

Source : Reporterre – Quota Climat