Répression des lanceurs d’alertes
6 mois de prison ferme pour avoir aspergé Matignon de peinture
Plus le thermomètre mondial grimpe, plus les sanctions contre les lanceurs d’alertes face à l’inaction climatique explosent. La répression et la criminalisation des militants écologistes s’accroissent à l’image de Rachel et Manon, militantes de Riposte Alimentaire (anciennement Dernière Rénovation), qui ont été condamnées pour avoir aspergé Matignon de peinture. Rachel écope de 6 mois de prison ferme, Manon de 8 mois avec sursis et sont condamnées à 2 ans d’inéligibilité et 2 ans d’interdiction de paraître sur les lieux de l’action.
Leurs actions étaient une réponse au 49.3 par Elisabeth Borne, le 2 novembre 2022, pour adopter le projet de loi finance (PLF) de l’année 2023. les députés ayant introduit 2 amendements adjugeant 12 milliards d’euros de crédits supplémentaires pour la rénovation énergétique et thermique des logements, donc on a cruellement besoin. Le 49,3 avait tout simplement mis fin à cette somme, nos deux militantes avaient alors décidé armées de leurs t-shirts avec l’inscription « Qui est coupable ? » et de leurs peintures, de signifier leurs désaccords.
Le changement climatique est une question de responsabilité collective et de régulation, pas de silence forcé. Le monde brûle et les décideurs regardent ailleurs. Des milliers de scientifiques répètent inlassablement que plus nous attendrons, plus le choc sera inévitablement plus violent. Criminaliser les lanceurs d’alertes ne pourra freiner la montée des températures et le fait d’empêcher la vérité de sortir retarde la prise de conscience et les solutions qui émergent plus vite quand les problèmes sont exposés au grand jour.
Source : Reporterre



















