nouvelle canicule
Une canicule d’une intensité exceptionnelle frappe la France avant même le début officiel de l’été. Des records absolus risquent d’être battus dans plusieurs régions. Les conséquences pourraient être dramatiques : aggravation des sécheresses, mortalité accrue chez les personnes vulnérables, incendies plus fréquents, effondrement de certains écosystèmes et impacts majeurs sur la faune, la flore et l’agriculture.
Les canicules ont toujours existé. Mais leur fréquence, leur durée et leur intensité augmentent à un rythme vertigineux. Météo-France recense désormais 51 vagues de chaleur en France depuis 1947, et près des deux tiers se sont produites depuis le début des années 2000 donc la moitié depuis 2010. Les vagues de chaleur ne sont plus des événements exceptionnels, mais deviennent progressivement une nouvelle norme climatique, sans que nous changions fondamentalement notre façon de produire, de consommer et d’habiter le monde.
Malgré les alertes répétées du GIEC, des climatologues, des agriculteurs, des écologues et de nombreux acteurs de terrain, les réponses politiques demeurent largement insuffisantes face à l’ampleur du défi. Nos dirigeants restent sourds, tandis que les entreprises les plus polluantes continuent d’alimenter la crise climatique en perpétuant notre dépendance aux énergies fossiles, tout en s’exonérant trop souvent des conséquences environnementales de leurs activités et, dans certains cas, en réduisant leur contribution fiscale grâce à des montages financiers complexes.
Pourtant, l’histoire montre que les changements majeurs ne viennent pas seulement d’en haut. Ils naissent aussi de la mobilisation des citoyens. Voter, s’informer, interpeller les élus, soutenir les associations, participer aux mouvements sociaux et faire entendre une exigence de justice climatique sont autant de moyens de peser sur les décisions collectives. Face à l’urgence climatique, notre responsabilité ne se limite pas à nos choix individuels : elle consiste aussi à exiger des gouvernements et des grandes entreprises qu’ils prennent enfin les mesures à la hauteur de la situation. Plus nous serons nombreux à exiger des comptes à ceux qui détiennent le pouvoir économique et politique, plus nous aurons de chances de changer de cap avant que notre maison ne crame, car à +50 degrés, nos forêts, notre agriculture et nos vies seront en voie d’extinction.
Source : Météo France – Le Progrès





















