Nos insectes disparaissent, les chants d’oiseaux se font rares, mais quand est-il de nos poissons d’eaux douces, sont-ils moins touché par la main de l’homme. Malheureusement, ils subissent le même sort, 39 % des espèces sont menacées ou quasi menacées de disparition, une augmentation de 9% en moins de 10 ans et un désastre sans équivoque pour la biodiversité.
Les causes sont plurifactorielles. Pollution chimique qui a envahi nos fleuves, avec sa valse de métaux lourds, de nitrate et bien entendu nos fameux pesticides. Changement climatique qui fait augmenter la température de l’eau avec son lot de sécheresses. Espèces invasives comme le silure qui perturbent drastiquement les écosystèmes. Surpêche et destruction de leurs habitats à l’image des barrages qui bloquent la migration des poissons. Résultat des courses, de nombreuses espèces sont en voie d’extinction, ce qui modifie considérablement l’équilibre des écosystèmes. Moins de poissons, moins de nourriture pour les oiseaux, les mammifères et, bien entendu, pour l’homme. Les poissons migrateurs sont particulièrement touchés : neuf espèces sur treize sont aujourd’hui menacées. En bref, la nature a besoin de nous.
Forcément, je suis très heureux d’avoir pu réaliser cette fresque de 40 mètres sur la passe à poissons de Rhinau. Les poissons ont maintenant une chance de se déplacer et de regagner leurs sites de reproduction. Ce projet d’EDF va permettre avec la réalisation d’autres passes à poissons que les poissons puissent à nouveau voyager comme ils l’ont toujours fait et rétablir nos écosystèmes. Cette passe, en plus de faciliter aux poissons de migrer, est conçue pour compter les espèces et ainsi avoir une idée plus factuelle des projets à entreprendre pour continuer à les protéger. Un progrès qui va dans le bon sens …
Source : La reléve et la peste
Vidéo drone réalisée par EDF








































