Nous avons transformé le vivant en usine
Chaque jour, près de 202 millions de poulets sont tués pour finir dans nos assiettes. Des milliards d’animaux entassés dans des élevages intensifs, privés de liberté, élevés pour une seule raison : être abattus.
Le constat est vertigineux : on estime à environ 50 milliards le nombre d’oiseaux sauvages présents sur Terre, tandis que près de 80 milliards de poulets sont abattus chaque année pour notre consommation.
Autrement dit, nous tuons chaque année davantage de poulets que la population estimée de tous les oiseaux sauvages vivant sur notre planète.
L’horreur est devenue industrielle. La mort, une chaîne de production. Et la souffrance, une réalité soigneusement dissimulée derrière les emballages de nos supermarchés.
Et si le plus terrifiant n’était pas seulement l’ampleur de cette destruction, mais notre capacité à ne plus la voir ?
Nous parlons de protéger la biodiversité, de sauver les espèces, de préserver la nature. Mais comment prétendre défendre le vivant quand nous avons organisé sa destruction à une telle échelle ?
Nous ne pouvons pas prétendre protéger la biodiversité tout en fermant les yeux sur ce que notre modèle alimentaire lui impose. À force de banaliser la mort, avons-nous oublié la valeur de la vie ?
La prise de conscience commence quand nous cessons de considérer le vivant comme une simple ressource. Et le changement commence par les choix que nous faisons, collectivement, chaque jour.
Parce que protéger le vivant commence aussi dans nos assiettes.



















