70 % des terres agricoles pour nourrir les animaux

Quelques chose ne tourne pas rond dans nos assiettes. 2 chiffres pour comprendre la folie de notre modèle agricole qui part en vrille. 70 % de la consommation mondiale d’eau est capté par l’agriculture, dans un monde où de plus en plus de personnes peinent à trouver de l’eau. En se faisant l’avocat du diable, on pourrait se dire, oui mais bon, nos fruits et légumes ont besoin d’eau pour pousser. Le problème est là et il est de taille, c’est que 71 % des terres agricoles européennes sont destinées directement ou indirectement à nourrir des animaux. La moitié sont des pâturages qui apportent des bénéfices à la biodiversité et l’autre moitié sont utilisés pour nourrir du bétail qui finira dans nos assiettes.

L’élevage industriel est en première place en émission de CO2, avec 18% bien plus que tous les transports réunis. 50% de ses émissions sont dus au méthane, les fameux rots de vaches. 25% sont dus aux engrais utilisés sur les cultures destinés à nourrir les animaux et le dernier quart restant est dû à l’utilisation des tracteurs et à la déforestation, car pour nourrir nos animaux, nous avons besoin d’immenses champs qui se font au détriment de la forêt. Pour remplir nos estomacs de viandes de mauvaise qualité, nous détruisons allègrement notre biodiversité.

7O % des terres agricoles sont destinées directement ou indirectement à nourrir des animaux qui finiront dans nos assiettes.

Nos besoins carnivores ont détruit nos écosystèmes. Moins de forêts, envolée des émissions de gaz à effet de serres et pollution en pagaille. L’agriculture industrielle rejette des quantités astronomiques de nitrates, de phosphores, d’antibiotiques et moult autres polluants. La mainmise des multinationales se fait au détriment des agriculteurs, des consommateurs et bien entendu au détriment des animaux qui survivent dans des conditions inhumaines. Pour clôturer ce bal funeste, 70% des terres agricoles de la planète appartiennent à seulement 1% des propriétaires qui sont subventionnés à coups de milliards au détriment de modèles écologiques. 

Pas besoin d’avoir fait l’Ena pour comprendre qu’on a raté le virage et qu’on roule désormais sur la jante. La première des solutions se passe dans notre assiette trois fois par jour et vue la qualité de la viande qui est proposée autant filer un coup de pouce à notre planète. La seconde est de taille, mettre fin, au pouvoir des multinationales en privilégiant une agriculture soucieuse de son environnement. L’exemple de Nicolas Petit et de Jean Martin Fortier témoigne que contrairement aux idées reçues, il est clairement possible de se nourrir sainement tout en respectant nos animaux, nos plantes et notre planète.

Source : Greenpeace – Planet Vie