fresques cnrs
L’actualité résonne malheureusement de manière saisissante avec le message porté par ma dernière fresque réalisée au CNRS. Les températures explosent, les événements climatiques extrêmes se multiplient et la biodiversité s’effondre à un rythme alarmant. Le monde que nous laisserons à nos enfants risque de ne plus avoir grand-chose à voir avec celui dans lequel nous avons grandi.
Nous devons accepter que ces bouleversements ne constituent pas une simple parenthèse. Sans changement profond de nos modes de production, de consommation et de gouvernance, les températures continueront à augmenter et les écosystèmes à se dégrader. Les conséquences toucheront tous les aspects de nos vies : notre alimentation, notre santé, nos économies et nos relations avec le vivant.
Dans cette fresque, l’enfant sur la balançoire contemple encore la grandeur et la beauté du monde vivant. Il observe cette biodiversité extraordinaire et devra faire face aux conséquences de nos choix actuels. C’est aussi cette génération qui imposera à nos dirigeants de changer de cap, de sortir des logiques à court terme et d’engager les transformations nécessaires pour préserver un avenir habitable.
Cette nouvelle génération a déjà compris beaucoup de choses que nous avons parfois du mal à accepter. Elle ne perçoit plus le monde du travail, la réussite ou la consommation selon les mêmes critères que les générations précédentes. Elle grandit avec la conscience des limites planétaires et avec une compréhension aiguë des dégâts que nous infligeons à notre environnement et j’en suis sûr sera capable d’imaginer d’autres façons de produire, de partager et de vivre ensemble.
Plus que jamais, nous ne pouvons pas attendre qu’ils portent seuls cette responsabilité, nous devons nous reconnecter à notre humanité. Car derrière les chiffres, les courbes et les rapports scientifiques, il y a une question fondamentale : quel monde souhaitons-nous transmettre à celles et ceux qui viendront après nous ? La réponse dépend des choix que nous faisons aujourd’hui et cette réponse doit être guidée par le respect du monde naturel qui doit être au cœur de nos décisions.











































