Fresques La Fignette
Nouvelles fresques réalisée à La Fignette, à Strasbourg, au sein d’un restaurant. Il peut sembler paradoxal de parler d’écologie dans un restaurant, alors que notre alimentation et en particulier notre forte consommation de viande constitue l’un des principaux facteurs du dérèglement climatique.
L’agriculture est responsable d’environ 34 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, davantage que l’ensemble des transports. Elle est également à l’origine de près de 80 % de la déforestation mondiale. À cela s’ajoute l’usage massif de pesticides, qui a contribué à un effondrement de 80% des populations d’insectes au cours des dernières décennies. Loin de l’image bucolique que l’on associe souvent à l’élevage, une grande partie des animaux que nous consommons est issue d’élevages intensifs. Ils vivent enfermés à 80%, dans des conditions extrèmes, et reçoivent des antibiotiques pour limiter les maladies liées à ces modes de production.
Il est plus que temps de repenser notre alimentation, non seulement pour préserver le climat et la biodiversité, mais aussi pour construire un modèle plus respectueux du vivant. Le plus souvent, nous mangeons de la viande davantage par habitude, par conditionnement culturel ou par manque d’information que par réel choix éclairé. C’est pourquoi j’ai toujours préféré la pédagogie à la culpabilisation. Je suis convaincu qu’il vaut mieux des millions de personnes qui réduisent leur consommation de viande qu’une poignée de personnes parfaitement exemplaires.
C’est aussi pour cette raison que réaliser une série de fresques au sein d’un restaurant me paraît particulièrement pertinent. C’est un lieu de vie, de partage et de réflexion, où chacun peut être amené à questionner ses habitudes pour ce remettre en question.











































