chers dirigeants
Je vous écris ces quelques mots que vous ne lirez sûrement jamais. Cela fait plus de 50 ans que nos scientifiques nous avertissent que nous allons droit dans un mur, mais pour vous, l’économie, c’est la vie. Pour rappel, dans un monde à 50 degrés, l’économie n’existera plus. Cette terrible canicule n’est que la première d’une longue série. Alors, comment vais-je devoir expliquer à mes enfants que les adultes n’ont rien fait à part consommer et leur offrir un monde qui crâme ?
Vous connaissez depuis trop longtemps les causes et les conséquences du réchauffement climatique. Mais rien n’y fait : vous défendez corps et âme la classe capitaliste qui détruit notre monde sans vous soucier un instant de notre planète. Je refuse d’être éco-anxieux ; je suis plutôt éco-furieux face à vos choix de continuer à subventionner les énergies fossiles et à détruire le vivant plutôt que de privilégier les solutions écologiques.
Vous n’avez pas seulement laissé faire, vous avez accéléré la destruction de notre monde en privilégiant la consommation et le profit à court terme plutôt que notre protection. Depuis la première COP, censée régler le problème, nos émissions de carbone ont explosé, tout comme les températures. Et pourtant, si nous ne nous occupons pas du climat, la consommation se transformera en un ramadan mondial. Le climat que l’on a connu n’existe plus, vous êtes irresponsables, alors pourquoi avoir confiance en vous ?
La classe politique, ainsi que la quasi-totalité des médias, font tout leur possible pour ne pas expliquer comment nous en sommes arrivés là et pour ne pas nommer les véritables responsables des canicules. Car oui, dans cette histoire tragique, certains sont bien plus responsables que d’autres. Les 1 % les plus riches polluent bien davantage que les 50 % les plus pauvres, mais c’est à eux que l’on continue de dérouler le tapis rouge plutôt que de les taxer. Si l’on suffoque sous 40 °C, c’est bel et bien la faute de ces pyromanes.

















