Stop trump now

La censure continue aux États-Unis, selon un document interne obtenu par Politico, le bureau de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables a reçu comme consigne de l’administration Trump de bannir de ses prochains rapports une série de termes clés : «Changement climatique», «Vert», «Décarbonation», «Émissions», «Transition énergétique», «Durabilité», «Énergie “propre” ou “sale”», «Empreinte carbone/CO2» et «Allégements fiscaux/crédits d’impôt/subventions».

Ces instructions concernent aussi bien les communications externes destinées au public que internes. L’agence n’aura d’autres choix que de faire disparaître ces mots et ainsi balayer le problème écologique, continuer à détruire la planète et faire régresser la réflexion sur le sujet climatique. Donald Trump, climatosceptique assumé, n’a pourtant pas hésité à la tribune de l’assemblée générale des Nations unies à New York de se proclamer expert du climat tout en disant dans la foulée que le réchauffement climatique est «plus grande arnaque jamais menée contre le monde». Pour finir par une salve sur les énergies renouvelables qui, à la différence des énergies fossiles, seraient «une blague», «ne marcheraient pas» et seraient «trop chères».

On pourrait rire de ce discours digne d’un platiste, mais les États-Unis sont l’un des plus gros émetteurs historiques de CO2. Les conséquences en cascades sont désastreuses et encourage d’autres pays à agir de la même façon. Sans nul doute, ils vont opérer des changements de priorité budgétaires, décrédibiliser les données scientifiques, opérer moins de politiques de régulations environnementales ou encore se retirer des engagements internationaux, comme les accords de Paris. Cette pensée n’est pas juste inacceptable, elle est criminelle.

Source : Reporterre