Le béton de chanvre

Le béton de chanvre ne date pas d’hier, on en retrouve des traces chez les Mérovingiens au 6ème siècle ou chez les Romains. Fabriqué à partir d’un déchet naturel, il est donc durant tout son cycle de vie respectueux de son environnement et ne demande aucun traitement. Le chanvre est naturellement exempt de nutriments pour les parasites, il n’a pas besoin d’adjonctions chimiques pour assurer sa protection. 

Le béton de chanvre est tout simplement réalisé dans une bétonnière ou l’on mélange ces déchets de chanvres avec de la poudre calcaire et de l’eau pour obtenir une pâte épaisse, aussi simple que ça et sans entrant chimique. Plus le béton de chanvre contient du chanvre et plus il sera isolant et moins il sera lourd. Le mélange bien plus léger que le béton pourra être disposé en blocs, pulvérisé ou coulé dans un moule en utilisant les mêmes méthodes que pour la construction de murs en terre. Une fois durci, il retient une grande quantité d’air ce qui en fait un excellent isolant acoustique et également un excellent isolant thermique grâce à sa capacité unique à stocker l’eau qui lui permet de stocker la chaleur en hiver et rafraîchir en été. Plus léger, plus poreux, il est également très résistant au feu et naturellement résistant aux moisissures, aux bactéries et aux insectes. Et pour finir, votre maison continuera, contrairement aux béton, à emprisonner environ 20 tonnes de CO2 faisant de cette plante, un atout indispensable face aux changements climatiques. 

Sur la feuille, le béton de chanvre devrait naturellement être un matériau de construction en vogue face aux dérèglements climatiques et en même temps dans les faits ce n’est pas le cas. Le choix de diabolisation de cette plante d’exception aura pour conséquence de faire disparaître le savoir-faire et les professionnels formés à ces techniques sont rares tout autant que le nombre d’hectares dédiés aux chanvres qui sont passés en France de 176 000 ha en 1850 à à peine 8000 ha dans les années 2000.

Source : Maison responsable