JADAV PAYENG, LE forest man

Jadav Payeng, surnommé le « Forest Man » indien, a créé de ses propres mains une forêt plus grande que Central Park. Devenu un véritable héros dans son pays, son histoire, est une épopée écologique, qui nous rappelle que face au changement climatique, la volonté d’un seul homme peut parfois changer la donne.

Tout commence il y a plus de quarante ans, sur l’île de Majuli, où Jadav est né. Une terrible inondation ravage les terres. Son île se retrouve couverte de débris et de serpents morts. Alors simple adolescent, il décide d’aller demander conseil au ministère des Forêts. Leur réponse est sans appel : sur cette terre devenue stérile, rien ne pourra pousser, à part des bambous.

L’aventure commence et pendant des années, sans argent ni aide, Jadav plante quotidiennement des bambous. Ce banc de sable, déclaré infertile par le ministère des Forêts, devient peu à peu une véritable forêt de bambous. L’histoire aurait pu s’arrêter là mais le « Forest Man » en décide autrement. Il commence à planter d’autres variétés d’arbres et introduit notamment des fourmis rouges, capables de modifier la composition du sol.

Peu à peu, la biodiversité fait son œuvre. Le sol autrefois stérile devient une majestueuse forêt. Les oiseaux migrateurs reviennent, puis le gibier. Aujourd’hui, cet espace est devenu un véritable sanctuaire pour de nombreuses espèces sauvages, dont certaines sont menacées : rhinocéros, éléphants et tigres du Bengale y ont trouvé refuge.

Son pays applaudit désormais l’exploit incroyable de cet homme simple et déterminé. Son histoire figure dans les manuels scolaires et il est régulièrement invité à partager son expérience lors de conférences consacrées à l’environnement et au changement climatique. Une histoire qui nous rappelle qu’il n’est pas toujours nécessaire d’être puissant, riche ou nombreux pour agir.

Parfois, il suffit de commencer, un arbre après l’autre.

Source : Forestmanofindia